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Depuis quelques mois la mode est de courir après les networks sociaux. Le buzz, la mode, va savoir et l’on se précipite sur MySpace, avant de rejoindre Facebook (en étant peut-être passé par Second Life), en étant passé selon que l’on est plus ou moins geek des choses du genre de Meebo, Twitter, and so on, parce que l’une des particularités de ces espaces c’est qu’ils parlent anglais first.
Aux Etats-Unis ils viennent de passer en fréquentation devant les sites classiques que ce soit les annuaires, les moteurs de recherche où le très fréquenté cnn.com.
Je me suis dit que je devais aller y faire un tour, histoire de voir la raison de cet intérêt subit et « notoirement » grandissant (le buzz quoi…).
Ils ont tous l’apparence d’être gratuit. Je dis apparence parce que l’on trouve des options payantes. La seconde particularité c’est que vous leur ouvrez votre carnet d’adresses, et là si vous avez de mauvaises pensées on se demande bien pourquoi. Le troisième point commun c’est la relative sécheresse de l’interface, en général peu ludique, fermé sur elle-même même lorsqu’elle se donne l’apparence d’agréger vos autres networks sociaux.
Le principe c’est de se faire des amis. En général ils sont déjà existants d’ailleurs, où bien le jeu consiste à aller poster des messages (souvent un peu n’importe quoi d’ailleurs) sur le maximum de profils pour collectionner des « bisous » virtuels en retour.
Pour moi il y a deux types principaux de networks sociaux, ceux avec contenu (MySpace par exemple), et les boîtes vides (oui je sais c’est dur à entendre) du type Facebook ou Twitter.
Il y avait au départ une idée assez géniale concernant le web 2.0 qui est à mon sens une clé de voute du management moderne, j’ai nommé le serpent de mer : le partage de connaissances. Pas connaissances au sens de gens que l’on connait, non, bien des connaissances utiles à une communauté (d’ailleurs souvent la connaissance que l’on détient n’est pas utile à notre propre communauté qui détient cette connaissance, mais à une communauté adjacente qui peut en avoir besoin à un instant T).
C’est ainsi que sont nés des choses réellement intéressantes du genre Flickr, Google, où Del.icio.us : connaissances photos, connaissance du web, échange d’intérêts sur les lieux du web.
MySpace forme de ce point de vue un de ces descendants si on le regarde comme un site collaboratif d’échange pour la communauté culturelle et artistique.
Des sites comme YouTube, où DailyMotion en France, au moins à leurs débuts, représentaient également ce même champ en ouvrant à des créateurs de contenu vidéo (je parle de contenu original) la possibilité de diffuser des œuvres, mais devenus depuis des collectionneurs de vidéos repiquées pour l’essentiel de la télévision ils ont perdu en cohérence le contenu créatif étant noyé quelque part dans la masse. On peut leur reconnaître cependant un aspect informatif, lorsque l’on n’a pas les yeux rivés sur la télévision, permettant de retrouver aisément telle ou telle gaffe d’un homme ou d’une femme politique, ou des images à peine entrevues et soigneusement voilées par la suite.
Tous ces sites, précurseurs (de peu) des social networks new style n’ont pas d’options payantes (jusqu’à maintenant – c’est une obsession le modèle économique sur internet !), n’impliquaient pas de partager un carnet d’adresse existant sur Outlook, Gmail, Yahoo ou autres, et enfin se concentraient sur des niches particulières : collectionneur de liens, photos, vidéos, musique, sans prétendre à un vaste happy few d’amis qui connaissent des amis qui connaissent des amis.
Vous l’avez deviné je suis ressorti déçu de ce tour d’horizon des nouvelles coqueluches du web qui « lève » des centaines de millions de dollars, ce qui devrait nous mettre la puce à l’oreille.
A y regarder de plus près, ces nouveaux sites consacrés au lien social me rappelle les soirées « Tupperware » où l’on invite ses connaissances pour leur faire partager le bonheur de s’approprier un objet vendu sous le manteau et réservé à de rares intiés dont bien sûr vous êtes.
Notons aussi que c’est un véritable travail de forçat que d’entretenir son réseau sur l’un de ces sites, impliquant bien souvent une présence quasi-constante, et une obsession à peine voilée pour l’entretien de ses nouvelles connaissances. Il paraît que des spécialistes américains, qui se sont penchés sur la question voient poindre dans ce genre d’outils des risques inutiles. Si vous négligez telle ou telle connaissance, ou pire, si vous retirez de vos amis quelqu’un que vous avez auparavant désigné comme tel, cela peut vous entraîner dans une véritable guerre d’usure.
Pour ceux qui ont fréquenté des chats, aux sujets souvent bien plus légers qu’une réputation personnelle et professionnelle affichée et revendiquée puisque nominative, ceux-ci donc, savent combien il est délicat de gérer ne serait-ce qu’un moindre enthousiasme vis-à-vis d’un interlocuteur à qui on pouvait accorder auparavant quelque intérêt.
L’un des principaux écueils, si ce n’est danger, réside aussi dans la pseudo-transparence de ces outils dits « sociaux », en affichant son identité, ses préférences, son carnet d’adresses, l’on ouvre la porte non seulement à une transparence qui après tout serait signe d’une bonne santé mentale et de respect de l’autre, mais aussi à des utilisations plus sournoises, et éventuellement dangereuses (et je ne parle pas que des spams).
Les rumeurs existent aussi sur internet, les ennemis pour quelque raison que ce soit ne disparaissent pas non plus comme par enchantement. Le champ d’internet n’est que la reproduction du champ social réel avec les avantages et les inconvénients qu’il comporte.
Le politiquement correct règne donc dans ces endroits. Langage convenu, tenue de bon aloi, et une certaine rigidité sociale qui fait que qui se ressemble s’assemble, sauf qu’évidemment on a accès au monde entier.
Je dois signaler l’existence d’outils de « network social » plus particulier, parce que plus ouvertement « professionnel » et lié au métier et à l’activité professionnelle. Je n’en ai pas fait le tour, j’en ai observé deux (que les autres me pardonnent), LinkedIn (anglo-saxon), et Viadéo (le français). Ces deux sites très professionnels et sans défauts dans leur genre, ont une utilité certaine lorsqu’il s’agit d’établir des relations professionnelles, mais l’on peut dire qu’il s’agit également dans leur cas d’une niche : les relations professionnelles, et la présence professionnelle sur le web, ce qui manquait à vrai dire. Leur utilité est évidente dans le domaine qu’ils représentent.
De ce tour d’horizon des outils de network social j’en ai retenu deux qui me paraissent intéressants. Il est aussi intéressant de constater au final qu’il s’agit de compléments à mon sens utiles à votre activité.
Twitter tout d’abord, qui est celui qui en apparence a le moins d’utilité, parce qu’il ne demande rien, et que vous pouvez y dire l’essentiel comme le futile. Il y a une certaine poésie dans cet outil qui vous donne à lire ce que d’autres disent ou font, sans recherche particulière d’intérêts économiques ou sociaux. Twitter pour moi c’est une espèce d’immense mur de graffitis, un échange de mots (peu de graphisme dans twitter !), donc quelque part un lieu culturel novateur, même si ce qu’on lit ne l’est pas toujours novateur, l’ensemble forme quelque chose d’amusant. C’est en fait comme si vous envoyiez des SMS sur un mur géant que tout le monde pourrait lire. [une visite sur twitter ?]
Tumblr ensuite qui m’a conquis. L’idée est né du besoin d’avoir un outil complémentaire au blog où il n’est pas toujours facile de coller à la volée des idées qui passent par la tête. Imaginez que vous ayez la possibilité de coller des post-it au hasard sur une idée qui vous passe par la tête, une photo d’un être cher, partager quelque chose que vous aimez où vous détestez sans déranger l’ordonnancement du blog que vous tenez, parce que cela n’est pas le sujet du blog, parce que vous avez déjà publié l’article du jour, ou plus bêtement que vous n’avez pas le temps.
Tumblr est un tumblog, c’est-à-dire un scrapbook. Vous y êtes ? C’est un blog « brouillon » ou vous collez du texte, des liens, des photos, de l’audio, ou de la vidéo à la volée. Il peut être personnel et vous servir d’aide-mémoire, ou partagé et enrichir des connaissances (des autres où la vôtre). Il fonctionne (très bien) comme un blog, est d’une facilité enfantine, avec une interface séduisante et moderne. Visiblement basé sur une interface « wordpress » (on le voit lorsque vous voulez faire une modification en html par exemple) c’est totalement transparent pour l’utilisateur, il fournit un fil RSS (public ou non), et vous avez la possibilité de « suivre » (follow) un autre tumblrblog que vous appréciez soit en fonction d’intérêts communs, soit pour le plaisir. Tumblr n’impose rien, il offre, et c’est assez rare à souligner. [une visite sur tumblr ?]
De toutes mes expériences sur le network social, Tumblr restera pour le « fun » essentiellement, et parce qu’il m’offre la possibilité enfin de coller à un endroit précis ces petits riens que je trouve régulièrement et qui faute de temps ne sont pas toujours conservés.
Mes outils de « network collaboratif et parfois social »
- Flickr
- Del.icio.us
- Technorati
- iGoogle (l’ensemble des services)
- Feedburner
- Et maintenant Tumblr
Blogged with Flock
Tags: feedburner, twitter, facebook, myspace, linkedin, viadeo, flickr, google, delicious, tumblr, scrapbook, technorati, igoogle, feedburner, network, social, socialnetwork, test, blognoteur
Mots clés : feedburner, réseau social, technorati, test
Cet article a été publié le 30 novembre 2007 à 13:28 dans la rubrique : blogging. Vous pouvez laisser un commentaire, où un trackback depuis votre site.
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